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Cher ami lecteur, tu es le e visiteur. La Paix soit avec toi.

Vendredi 16 mai 2008

Extrait du Message du Pape Benoît XVI pour la XVe Journée Mondiale des Malades, le 11 février 2007

 

Etre malade comporte inévitablement un moment de crise et une sérieuse confrontation avec sa propre situation personnelle. Les progrès dans les sciences médicales offrent souvent les instruments nécessaires pour affronter ce défi, tout au moins en ce qui concerne ses aspects physiques. Cependant, la vie humaine a ses limites intrinsèques et, tôt ou tard, elle se termine par la mort. Il s'agit d'une expérience à laquelle chaque être humain est appelé et à laquelle il doit être préparé. Malgré les progrès de la science, on ne peut pas trouver de traitement pour chaque maladie et ainsi, dans les hôpitaux, dans les hospices et dans les maisons du monde entier, nous rencontrons la souffrance d'un grand nombre de nos frères et soeurs incurables et souvent en phase terminale. En outre, des millions de personnes dans le monde vivent encore dans des conditions insalubres et n'ont pas accès aux ressources médicales nécessaires, souvent même à celles de base, avec pour résultat que le nombre d'êtres humains considérés comme "incurables" a beaucoup augmenté (…).

A présent, je m'adresse à vous, chers frères et soeurs qui souffrez de maladies incurables ou en phase terminale. Je vous encourage à contempler les souffrances du Christ crucifié et, en union avec Lui, à vous adresser au Père avec une confiance totale dans le fait que toute la vie, et la vôtre en particulier, est entre ses mains. Sachez que vos souffrances, unies à celles du Christ, se révéleront fécondes pour les besoins de l'Eglise et du monde. Je demande au Seigneur de renforcer votre foi dans Son amour, en particulier au cours de ces épreuves que vous affrontez. Je forme le voeu que, partout où vous êtes, vous trouverez toujours l'encouragement et la force spirituelle nécessaires pour nourrir votre foi et vous conduire plus près du Père de la Vie. A travers ses prêtres et ses collaborateurs pastoraux, l'Eglise désire vous assister et être à vos côtés, en vous aidant à l'heure du besoin et en manifestant ainsi la miséricorde pleine d'amour du Christ envers ceux qui souffrent.


Lire le texte intégral du Message du Pape Benoît XVI 

par Matthieu BOUCART publié dans : Benoit XVI communauté : Communauté de prière
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Jeudi 15 mai 2008

Extrait de l’Audience Générale du 20 décembre 2006 du Pape Benoît XVI.

L'humanité de notre temps attend-elle encore le Sauveur ? On a la sensation qu'un grand nombre de personnes considèrent Dieu comme étranger à leurs propres intérêts. Elles n'ont apparemment pas besoin de Lui ; elles vivent comme s'il n'existait pas et, pire encore, comme s'il constituait un "obstacle" à supprimer pour se réaliser soi-même.

Même parmi les croyants – nous le savons –, certains se laissent attirer par des chimères fascinantes et distraire par des doctrines erronées qui proposent des raccourcis pour obtenir le bonheur.

Pourtant, malgré ses contradictions, ses angoisses et ses drames, et peut-être précisément en raison de ceux-ci, l'humanité cherche aujourd'hui une voie de renouveau, de salut, cherche un Sauveur et attend, parfois inconsciemment, l'avènement du Sauveur qui renouvelle le monde et notre vie, l'avènement du Christ, l'unique véritable Rédempteur de l'homme et de tout l'homme.

Certes, de faux prophètes continuent de proposer un salut "à bas prix", qui finit toujours par engendrer des déceptions cuisantes. Précisément l'histoire des cinquante dernières années démontre cette recherche d'un Sauveur à "bas prix" et souligne toutes les déceptions qui en sont issues. Notre tâche de chrétiens est de diffuser, à travers le témoignage de notre vie, la vérité de Noël, que le Christ apporte à chaque homme et à chaque femme de bonne volonté. Naissant de la pauvreté de la crèche, Jésus vient pour offrir à tous cette joie et cette paix qui seules peuvent combler l'attente de l'âme humaine.

Mais comment nous préparer et ouvrir notre coeur au Seigneur qui vient? (…) Ecoutons, à ce propos, l'exhortation de saint Maxime, Evêque de Turin (…) : "Alors que nous nous préparons à accueillir le Noël du Seigneur, revêtons-nous d'habits sans taches. Je parle des vêtements de l'âme, non pas de ceux du corps. Ne nous habillons pas avec des habits de soie, mais avec des oeuvres saintes! Les vêtements fastueux peuvent couvrir les membres, mais n'ornent pas la conscience".



 Lire le texte intégral de l'Audience Générale du Pape Benoît XVI 

par Matthieu BOUCART publié dans : Benoit XVI communauté : Diverses croyances...
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Mardi 13 mai 2008

Extrait du Message Urbi et Orbi du Pape Benoît XVI prononcé en la fête de Noël, le 25 décembre 2006.

 

« Aujourd’hui, un Sauveur nous est né ».

 

Cette nuit, une fois encore, nous avons entendu dans nos églises cette annonce qui, malgré la suite des siècles, conserve intacte sa fraîcheur. C’est une annonce venue du ciel, qui invite à ne pas craindre parce qu’a jailli « une grande joie pour tout le peuple » (Lc 2, 10). C’est une annonce d’espérance parce qu’elle fait savoir que, une nuit, il y a plus de deux mille ans, « est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur » (Lc 2, 11). Aux bergers qui se trouvaient alors sur la colline de Bethléem, comme à nous aujourd’hui, habitants de notre terre, l’Ange de Noël répète : « Le Sauveur est né ; il est né pour vous ! Venez, venez l’adorer » !

 

Mais, pour l’homme du troisième millénaire, un « Sauveur » a-t-il encore une valeur et un sens ? Un « Sauveur » est-il encore nécessaire pour l’homme qui a rejoint la Lune et Mars, et qui se prépare à conquérir l’univers ; pour l’homme qui recherche sans limites les secrets de la nature et qui réussit même à déchiffrer les codes prodigieux du génome humain ? A-t-il besoin d’un Sauveur, l’homme qui a inventé la communication interactive, qui navigue sur l’océan virtuel d’Internet et qui, grâce aux technologies les plus modernes et les plus avancées des mass média, a fait désormais de la terre, cette grande maison commune, un petit village global ? L’homme du vingt et unième siècle se présente comme l’artisan de son destin, sûr de lui et autosuffisant, comme l’auteur enthousiaste d’indiscutables succès.

 

Cela semble être ainsi, mais ce n’est pas le cas. En ce temps d’abondance et de consommation effrénée, on meurt encore de faim et de soif, de maladie et de pauvreté. Il y a aussi l’être humain réduit en esclavage, exploité et offensé dans sa dignité ; celui qui est victime de la haine raciale et religieuse, et qui, dans la libre profession de sa foi, est entravé par des intolérances et des discriminations, par des ingérences politiques et des pressions physiques ou morales. Il y a celui qui voit son corps et le corps de ses proches, tout particulièrement des enfants, mutilés par l’utilisation des armes, par le terrorisme et par toute sorte de violence, à une époque où tous invoquent et revendiquent le progrès, la solidarité et la paix pour tous. Et que dire de la personne qui, privée d’espérance, est contrainte de laisser sa maison et sa patrie, pour chercher ailleurs des conditions de vie dignes de l’homme ? Que faire pour aider la personne qui, trompée par des prophètes de bonheur facile, celle qui, fragile sur le plan relationnel et incapable d’assumer des responsabilités stables pour sa vie présente et pour son avenir, en arrive à marcher dans le tunnel de la solitude et finit souvent esclave de l’alcool ou de la drogue ? Que penser de celle qui choisit la mort en croyant chanter un hymne à la vie ? Comment ne pas voir que c’est justement du fond de l’humanité avide de jouissance et désespérée que s’élève un cri déchirant d’appel à l’aide ?

 

C’est Noël : aujourd’hui dans notre monde entre « la vraie Lumière, qui éclaire tout homme » (Jn 1, 9). « Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous » (1, 14), proclame l’évangéliste Jean. Aujourd’hui, oui aujourd’hui, le Christ vient à nouveau « chez les siens » et, à celui qui l’accueille, il donne « le pouvoir de devenir enfant de Dieu »; il nous est ainsi donné de voir la gloire divine et de partager la joie de l’Amour, qui s’est fait chair pour nous à Bethléem. Aujourd’hui, encore aujourd’hui, « notre Sauveur est né dans le monde », parce qu’il sait que nous avons besoin de lui. Malgré les nombreuses formes de progrès, l’être humain est resté ce qu’il est depuis toujours : une liberté tendue entre bien et mal, entre vie et mort. C’est précisément là, au plus intime de lui-même, dans ce que la Bible nomme le « cœur », qu’il a toujours besoin d’être « sauvé ». Et, à notre époque post-moderne, il a peut-être encore plus besoin d’un Sauveur, parce que la société dans laquelle il vit est devenue plus complexe et que les menaces qui pèsent sur son intégrité personnelle et morale sont devenues plus insidieuses. Qui peut le défendre sinon Celui qui l’aime au point de sacrifier son Fils unique sur la croix comme Sauveur du monde ?

 

(…) « Salvator noster » : telle est notre espérance ; telle est l’annonce que l’Église fait retentir aussi en ce jour de Noël. Par l’Incarnation, rappelle le Concile Vatican II, le Fils de Dieu s’est en quelque sorte uni à tout homme (cf. Gaudium et spes, n. 22). C’est pourquoi la Naissance de la Tête est aussi la naissance du corps, comme le notait le Pape saint Léon le Grand. À Bethléem est né le peuple chrétien, corps mystique du Christ dans lequel tout membre est intimement uni aux autres dans une totale solidarité. Notre Sauveur est né pour tous. Nous devons le proclamer non seulement en paroles, mais aussi par toute notre vie, donnant au monde le témoignage de communautés unies et ouvertes, dans lesquelles règnent la fraternité et le pardon, l’accueil et le service mutuel, la vérité, la justice et l’amour.

 

Communauté sauvée par le Christ. Telle est la vraie nature de l’Église, qui se nourrit de sa Parole et de son Corps eucharistique. C’est seulement en redécouvrant le don reçu que l’Église peut témoigner du Christ Sauveur à tous les hommes; elle le fait avec enthousiasme et passion, dans le plein respect de chaque tradition culturelle et religieuse ; elle le fait avec joie, sachant que Celui qu’elle annonce n’enlève rien de ce qui est authentiquement humain, mais qu’il le porte à son accomplissement. En vérité, le Christ ne vient détruire que le mal, que le péché ; le reste, tout le reste, il l’élève et le porte à la perfection. Le Christ ne nous sauve pas de notre humanité, mais il nous sauve à travers elle ; il ne nous sauve pas du monde, mais il est venu dans le monde pour que le monde soit sauvé par lui (cf. Jn 3, 17).

 

Chers frères et sœurs, où que vous soyez, que ce message de joie et d’espérance vous rejoigne : Dieu s’est fait homme en Jésus Christ, il est né de la Vierge Marie et il renaît aujourd’hui dans l’Église. C’est lui qui porte à tous l’amour du Père céleste. C’est lui le Sauveur du monde ! N’ayez pas peur, ouvrez-lui votre cœur, accueillez-le, pour que son Règne d’amour et de paix devienne l’héritage commun de tous.



Lire le texte intégral du Message du Pape Benoît XVI 

par Matthieu BOUCART publié dans : Benoit XVI communauté : Le champ du monde
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Lundi 12 mai 2008

 BENOÎT XVI

Collaborateur de la Vérité

  

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« Le Souverain Pontife parle au nom du Christ, non pas au nom de l’Eglise.

Il est vicaire du Christ , non pas de L’Eglise. »

 
(Charles Journet, « Petit Catéchisme sur l’Eglise », Editions Saint-Augustin-Saint-Maurice, 1985, page 18).

   


A comme...

Allemagne

Amour

C comme...

Charité

Conversion

Croix

D comme...

Dialogue inter-religieux


E comme...

Ecriture Sainte


Eglise

Election

Espagne

Eucharistie

Evangélisation

F comme...

Famille

Foi et Raison


I comme...

Incarnation du Fils de Dieu

L comme...

Liberté


M comme...

Mal et Souffrance

Marie

Miséricorde


Mission


Morale

P comme...

Paix


Parole de Dieu

Passion du Christ


Pologne


Prêtre


Prière


R comme...

Relativisme

S comme...

Sacerdoce

Science et Foi


Sécularisation


T comme...

Témoignage


Turquie

U comme...

Unité des chrétiens

V comme...

Vie religieuse 
 

 

             

Sources : Site du Vatican - La Documentation Catholique 

par Matthieu BOUCART publié dans : Benoit XVI communauté : Le champ du monde
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Dimanche 11 mai 2008

Chers amis lecteurs,

Je vous souhaite à tous une très belle fête de la Pentecôte. Que le souffle de l'Esprit renouvelle vos coeurs et vous apporte la Paix, cette Paix que le monde ne peut pas nous donner, mais que le Seigneur accorde avec largesse à ceux qui lui obéissent.

Et mieux qu'un long discours sur l'action de l'Esprit Saint dans notre monde, je vous propose en ce dimanche de Pentecôte un témoignage de feu, qui manifeste la puissance de Dieu au coeur même de notre faiblesse humaine. Le témoignage décapant de Laurent Gay...

par Matthieu BOUCART publié dans : Audio-vidéo communauté : Praedicatho.com
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Samedi 10 mai 2008

Nous achevons notre Neuvaine de prière au Saint Esprit en nous tournant vers son indissoluble Epouse, la Bienheureuse Vierge Marie, et en implorant d'Elle son intercession toute maternelle en ce mois de Mai qui lui est spécialement consacré. Unis à sa prière, comme les Apôtres au Cénacle, nous confions à son Coeur immaculé les fruits de cette Neuvaine. Que l'Esprit Saint fasse descendre sur nous son feu, qu'il renouvelle son Eglise et embrase le monde entier du feu de son Amour!


Ô Marie, très digne Épouse du Saint-Esprit et Mère bien-aimée de mon âme, Toi qui, dès le premier moment de Ton existence, as été ornée des dons du Saint-Esprit et les as fait admirablement fructifier par une fidélité constante et un amour toujours croissant, daigne jeter un regard de compassion sur Ton enfant si pauvre, si indigne, prosterné ici à Tes pieds.

Je le confesse, à ma honte et à ma confusion, j'ai bien des fois, par mes péchés, contristé le Saint-Esprit et perdu le trésor de Ses dons ; j'ai été cause de la Passion et de la mort de Ton divin Fils ; j'ai abreuvé d'amertume Ton Coeur maternel. Ô Mère de miséricorde, je m'en repens de tout mon coeur, obtiens-moi pardon, oublie toutes les peines que je T’ai faites. Je suis résolu de me donner à Dieu sans réserve.

Ô Marie, qui, par Tes ardents désirs et Tes prières ferventes, as autrefois attiré le Saint-Esprit sur les Apôtres, prie-Le aussi pour moi. Par le mérite de Tes sept douleurs, obtiens-moi les sept dons du Saint-Esprit, ainsi que la grâce d'y correspondre fidèlement.

Obtiens-moi le don de Crainte, qui me fasse pleurer le reste de ma vie les péchés que j'ai commis, et éviter désormais tout ce qui déplaît à Dieu.

Obtiens-moi le don de Piété, qui me pénètre, à l'égard du Père céleste, d'une tendre confiance et d'un filial amour ; qu'il me fasse trouver, par sa douce onction, le joug du Seigneur léger et suave.

Obtiens-moi le don de Science, qui m'élève vers Dieu par le moyen des créatures, et m'apprenne l'art difficile d'en user ou de m'en abstenir selon qu'elles me conduisent à ma fin dernière ou qu'elles m'en détournent.

Obtiens-moi le don de Force, qui me rende capable de vaincre toutes les tentations du démon, d'accomplir toujours parfaitement mes devoirs et de souffrir généreusement toutes les tribulations de cette vie.

Obtiens-moi le don de Conseil, qui me fasse choisir constamment les moyens les mieux appropriés à ma fin dernière et me fasse discerner, dans les occasions difficiles, ce qu'il faut faire pour plaire à Dieu.

Obtiens-moi le don d'Intelligence, qui me découvre la splendeur des vérités et des mystères de notre sainte religion.

Obtiens-moi, enfin, le don de Sagesse, qui me fasse connaître le vrai bonheur, porter sur toute chose un jugement sain, goûter Dieu et Sa très sainte volonté en tout.

Ô Vierge fidèle, fais que je ne perde plus jamais ces dons si précieux; mais qu'à Ton exemple, je les conserve et les fasse fructifier jusqu'à la mort.

Fais, enfin, ô douce Mère, qu'après m'être laissé diriger en cette vie par le Saint-Esprit, j'aie le bonheur d'être introduit par Lui dans le ciel, pour aimer et louer à jamais, en union avec Toi, l'adorable Trinité, à qui soient rendus tout honneur et toute gloire.

Amen !


1
Veni Creator ou 1 Veni Sancte Spiritus, 7 Je Vous salue, Marie..., 7 Gloire au Père... 

par Matthieu BOUCART publié dans : Prières communauté : Communauté de prière
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Vendredi 9 mai 2008

Huitième jour de notre Neuvaine à l'Esprit Saint. Nous implorons aujourd'hui du Seigneur le don précieux de Sagesse. Donne-nous Seigneur la Sagesse assise auprès de toi!


Ô Esprit-Saint, qui, par Ton don admirable de Sagesse, élève les âmes à la plus haute sainteté, en les unissant étroitement à leur fin suprême, j'ai honte de paraître devant Toi, moi, misérable pécheur.

Que de fois, aveugle que j'ai été, n'ai-je pas mis ma fin dernière dans les créatures en cherchant en elles les satisfactions que désirait mon coeur! J'ai été sage de cette sagesse diabolique et charnelle qui n'est à Tes yeux qu'abomination et folie. Aujourd'hui, éclairé de Ta divine lumière, je reconnais mes égarements, je les déplore du fond de mon coeur et les déteste sincèrement.

Quelle que soit mon indignité, envoies-moi, s'il Te plaît, la divine Sagesse.

Elle seule m'apprendra à ne plus goûter que Dieu et les choses de Dieu, à juger toutes les choses d'après le rapport qu'elles ont avec Lui; alors, tous les biens et tous les plaisirs de la terre ne m'inspireront plus que du dédain. Dieu seul sera l'objet de tous mes soupirs, de tout mon amour. Oui, je L'aimerai, ce seul et unique Bien, Bien suprême et éternel. Je m'unirai à Lui, je me transformerai en Lui, et, ne pouvant pas encore Le posséder et Lui ressembler dans la béatitude, je Le posséderai et Lui ressemblerai, du moins, dans la douleur.

Que mon ambition soit, désormais, de reproduire en moi l'image de l'Homme-Dieu, en aimant et en recherchant le mépris et la souffrance. Je ne dirai plus alors : « Qui me donnera des ailes et je m'envolerai et je me reposerai » car, ces ailes, Ton don de Sagesse me les aura données. Grâce à elles, j'arriverai au but de mes ardents désirs. Comme Ton épouse fidèle, je pourrai dire en toute vérité : « J'ai trouvé Celui que mon coeur aime, je Le tiendrai et ne Le quitterai pas. »

Ô Marie, Siège de la Sagesse, obtiens-moi ce don inestimable qui me fera trouver le ciel sur la terre.


1
Veni Creator 
ou 1 Veni Sancte Spiritus, 7 Je Vous salue, Marie..., 7 Gloire au Père... 

par Matthieu BOUCART publié dans : Prières communauté : Communauté de prière
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Jeudi 8 mai 2008

En ce jour du 8 mai où nous commémorons la fin de la Seconde Guerre Mondiale en Europe, je vous propose de méditer quelques passages de l'important Message du Pape Benoît XVI adressé pour la Journée Mondiale de Prière pour la Paix du 1er janvier 2007.


1.
(…) J'ai voulu, à l'occasion de la Journée mondiale de la Paix, que l'attention commune se focalise sur le thème : Personne humaine, cœur de la paix. Je suis en effet convaincu qu'en respectant la personne on promeut la paix et qu'en bâtissant la paix on jette les bases d'un authentique humanisme intégral. C'est ainsi que se prépare un avenir serein pour les nouvelles générations.

2.
La Sainte Écriture affirme : « Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme » (Gn 1,27). Parce qu'il est créé à l'image de Dieu, l'individu humain a la dignité de personne ; il n'est pas seulement quelque chose, mais quelqu'un, capable de se connaître, de se posséder, de se donner librement et d'entrer en communion avec d'autres personnes.

En même temps, il est appelé, par grâce, à une alliance avec son Créateur, à Lui offrir une réponse de foi et d'amour que nul autre ne peut donner à sa place. C'est dans cette admirable perspective que se comprend la tâche confiée à l'être humain de parvenir lui-même à une maturation de sa capacité d'aimer et de faire progresser le monde, en le renouvelant dans la justice et dans la paix. Dans une synthèse saisissante, saint Augustin enseigne : « Dieu, qui nous a créés sans nous, n'a pas voulu nous sauver sans nous ». Il est par conséquent du devoir de tous les êtres humains d'entretenir en eux-mêmes la conscience du double aspect de don et de tâche.

3.
La paix est à la fois un don et une tâche. S'il est vrai que la paix entre les individus et entre les peuples — capacité de vivre les uns à côté des autres en tissant des relations de justice et de solidarité — représente un engagement qui ne connaît pas de répit, il est aussi vrai, et même encore plus vrai, que la paix est un don de Dieu. La paix est en effet une caractéristique de l'agir divin, qui se manifeste à la fois dans la création d'un univers ordonné et harmonieux, et dans la rédemption de l'humanité, qui a besoin d'être rachetée du désordre du péché. Création et rédemption offrent donc la clé de lecture qui introduit à la compréhension du sens de notre existence sur la terre.

Mon vénéré prédécesseur Jean-Paul II, en s'adressant à l'Assemblée générale des Nations unies le 5 octobre 1995, affirmait que « nous ne vivons pas dans un monde irrationnel ou privé de sens, mais que, au contraire, il y a une logique morale qui éclaire l'existence humaine et qui rend possible le dialogue entre les hommes et entre les peuples ». La « grammaire » transcendante, à savoir l'ensemble des règles de l'agir individuel et des relations mutuelles entre les personnes selon la justice et la solidarité, est inscrite dans les consciences où se reflète le sage projet de Dieu. Comme j'ai voulu le réaffirmer récemment, « nous croyons qu'à l'origine, il y a le Verbe éternel, la Raison et non l'Irrationalité ». La paix est donc aussi une tâche qui oblige chacun à une réponse personnelle en harmonie avec le plan divin. Le critère dont doit s'inspirer une telle réponse ne peut être que le respect de la « grammaire » écrite dans le cœur de l'homme par son divin Créateur.

Dans cette perspective, les normes du droit naturel ne doivent pas être considérées comme des directives s'imposant de l'extérieur, contraignant presque la liberté de l'homme. Au contraire, elles doivent être accueillies comme un appel à réaliser fidèlement le projet divin universel inscrit dans la nature de l'être humain. Guidés par de telles normes, les peuples — dans leurs cultures respectives — peuvent ainsi s'approcher du mystère le plus grand, qui est le mystère de Dieu. La reconnaissance et le respect de la loi naturelle constituent par conséquent, aujourd'hui encore, le grand fondement du dialogue entre les croyants des diverses religions, et entre les croyants et les non croyants eux-mêmes. C'est là un grand point de rencontre et donc un présupposé fondamental pour une paix authentique.

4.
Le devoir de respecter la dignité de tout être humain, dont la nature reflète l'image du Créateur, comporte comme conséquence que l'on ne peut pas disposer de la personne selon son bon plaisir. La personne qui jouit d'un plus grand pouvoir politique, technologique, économique, ne peut pas s'en prévaloir pour violer les droits des personnes moins chanceuses. C'est en effet sur le respect des droits de tous que se fonde la paix. Consciente de cela, l'Église s'emploie à défendre les droits fondamentaux de toute personne. Elle revendique en particulier le respect de la vie et de la liberté religieuse de chacun. Le respect du droit à la vie à toutes ses étapes constitue un point fort d'une importance décisive : la vie est un don ; le sujet n'en a pas la pleine disponibilité. De la même façon, l'affirmation du droit à la liberté religieuse met l'être humain en relation avec un Principe transcendant qui le soustrait à l'arbitraire de l'homme. Le droit à la vie et à la libre expression de la foi en Dieu ne relève pas du pouvoir de l'homme. La paix a besoin que s'établisse une frontière claire entre ce qui est disponible et ce qui ne l'est pas : on évitera ainsi d'introduire des éléments inacceptables dans le patrimoine de valeurs qui est propre à l'homme en tant que tel.

5. En ce qui concerne le droit à la vie, on doit dénoncer toutes les terribles violations qui lui sont faites dans notre société : outre les victimes des conflits armés, du terrorisme et des multiples formes de violence, il y a les morts silencieuses provoquées par la faim, par l'avortement, par l'expérimentation sur les embryons et par l'euthanasie. Comment ne pas voir en tout cela un attentat à la paix ? L'avortement et l'expérimentation sur les embryons constituent la négation directe de l'attitude d'accueil envers l'autre, qui est indispensable pour instaurer des relations de paix durables. Pour ce qui concerne la libre expression de la foi, un autre symptôme préoccupant du manque de paix dans le monde est constitué par les difficultés que rencontrent souvent aussi bien les chrétiens que les croyants d'autres religions à professer publiquement et librement leurs convictions religieuses. En parlant particulièrement des chrétiens, je dois relever avec souffrance que, parfois, ils ne sont pas seulement empêchés ; dans certains États, ils sont même persécutés, et récemment encore on a pu enregistrer de tragiques épisodes de violence abominable. Il y a des régimes qui imposent à tous une religion unique, tandis que des régimes indifférents nourrissent non pas une persécution violente, mais une dérision culturelle systématique des croyances religieuses. Dans tous les cas, un droit humain fondamental n'est pas respecté, avec des répercussions graves sur la convivialité pacifique. Cela ne peut que promouvoir une mentalité et une culture négatives pour la paix (…).

8.
Dans l'encyclique Centesimus annus, Jean-Paul II écrit : « Non seulement la terre a été donnée par Dieu à l'homme qui doit en faire usage dans le respect de l'intention primitive, bonne, dans laquelle elle a été donnée, mais l'homme, lui aussi, est donné par Dieu à lui-même et il doit donc respecter la structure naturelle et morale dont il a été doté ». C'est en répondant à cette consigne, qui lui a été adressée par le Créateur, que l'homme, avec ses semblables, peut donner vie à un monde de paix. En plus de l'écologie de la nature, il y a donc une « écologie » que nous pourrions appeler « humaine », qui requiert parfois une « écologie sociale ». Et cela implique pour l'humanité, si la paix lui tient à cœur, d'avoir toujours plus présents à l'esprit les liens qui existent entre l'écologie naturelle, à savoir le respect de la nature, et l'écologie humaine. L'expérience montre que toute attitude irrespectueuse envers l'environnement porte préjudice à la convivialité humaine, et inversement. Un lien indissoluble apparaît toujours plus clairement entre la paix avec la Création et la paix entre les hommes. L'une et l'autre présupposent la paix avec Dieu. La poésie-prière de saint François, connue aussi comme « le Cantique de Frère Soleil », constitue un exemple admirable — toujours actuel — de cette écologie multiforme de la paix.

9.
(…) Le respect de la nature est étroitement lié à la nécessité de tisser entre les hommes et entre les Nations des relations dans lesquelles on porte attention à la dignité des personnes et qui puissent satisfaire leurs besoins authentiques. La destruction de l'environnement, son usage impropre ou égoïste et la mainmise violente sur les ressources de la terre engendrent des déchirures, des conflits et des guerres, justement parce qu'ils sont le fruit d'une conception inhumaine du développement. En effet, un développement qui se limiterait à l'aspect technique et économique, négligeant la dimension morale et religieuse, ne serait pas un développement humain intégral et finirait, parce qu'il est unilatéral, par encourager la capacité destructrice de l'homme.

10. Il est donc urgent, même dans le cadre des difficultés actuelles et des tensions internationales, de s'engager pour donner vie à une écologie humaine qui favorise la croissance de l'arbre de la paix. Pour tenter une telle entreprise, il est nécessaire de se laisser guider par une vision de la personne qui ne soit pas corrompue par les préjugés idéologiques et culturels, ou par des intérêts politiques et économiques, qui incitent à la haine et à la violence. Il est compréhensible que les visions de l'homme varient en fonction des cultures. À l'inverse, on ne peut admettre que soient entretenues des conceptions anthropologiques qui renferment en elles-mêmes le germe de l'opposition et de la violence. Les conceptions de Dieu qui incitent à l'intolérance envers nos semblables et au recours à la violence à leur égard sont également inadmissibles. C'est un point qu'il faut rappeler avec clarté : une guerre au nom de Dieu n'est jamais acceptable ! Quand une certaine conception de Dieu est à l'origine de pratiques criminelles, c'est le signe qu'une telle conception s'est déjà transformée en idéologie.

11.
Aujourd'hui, cependant, la paix n'est pas mise en question seulement par le conflit entre les visions réductrices de l'homme, à savoir entre les idéologies. Elle l'est aussi par l'indifférence pour ce qui constitue la véritable nature de l'homme. En effet, de nombreux contemporains nient l'existence d'une nature humaine spécifique et ils rendent ainsi possibles les interprétations les plus extravagantes au sujet des éléments qui sont essentiellement constitutifs de l'être humain. Ici aussi la clarté est nécessaire : une conception « faible » de la personne, qui laisse place à n'importe quelle conception, même excentrique, ne favorise la paix qu'en apparence. En réalité, elle empêche le dialogue authentique et elle ouvre la voie à l'apparition de positions autoritaires, conduisant ainsi à laisser la personne elle-même sans défense et, par conséquent, à en faire une proie facile de l'oppression et de la violence.

12. Une paix véritable et stable présuppose le respect des droits de l'homme. Si ces droits se fondent cependant sur une conception faible de la personne, comment n'en sortiraient-ils pas eux-mêmes affaiblis ? On voit ici de manière évidente l'insuffisance profonde d'une conception relativiste de la personne, lorsqu'il s'agit d'en justifier et d'en défendre les droits. L'aporie est ici manifeste : les droits sont proposés comme absolus, mais le fondement qu'on invoque pour eux est seulement relatif. Faut-il donc s'étonner si, face aux exigences « dérangeantes » de tel ou tel droit, quelqu'un puisse se présenter pour le contester ou pour décider de le mettre de côté ? Les droits qui sont attribués à l'homme peuvent être affirmés sans crainte d'être démentis seulement s'ils sont enracinés dans les exigences objectives de la nature, données à l'homme par le Créateur.

Par ailleurs, il va de soi que les droits de l'homme impliquent pour ce dernier des devoirs. À ce sujet, le mahatma Gandhi déclarait à juste titre : « Le Gange des droits descend de l'Himalaya des devoirs ».

C'est seulement en faisant la clarté sur ces présupposés de fond que les droits humains, aujourd'hui soumis à des attaques continuelles, peuvent être défendus de manière appropriée. Sans une telle clarté, on finit par utiliser la même expression « droits humains », sous-entendant alors des sujets très différents entre eux : pour certains, la personne humaine marquée par une dignité permanente et des droits toujours valables, partout et pour quiconque ; pour d'autres, une personne à la dignité changeante et avec des droits négociables dans leur contenu, dans le temps et dans l'espace.

13. Les Organisations internationales font constamment référence à la sauvegarde des droits humains, en particulier l'Organisation des Nations unies qui, par la Déclaration universelle de 1948, s'est donné comme tâche fondamentale la promotion des droits de l'homme. Cette Déclaration est vue comme une sorte d'engagement moral assumé par l'humanité tout entière. Cela comporte une vérité profonde, surtout si les droits décrits dans la Déclaration sont considérés comme ayant leur fondement non seulement dans la décision de l'assemblée qui les a approuvés, mais dans la nature même de l'homme et dans son inaliénable dignité de personne créée par Dieu. Il est donc important que les Organisations internationales ne perdent pas de vue le fondement naturel des droits de l'homme. Cela les soustraira au risque, malheureusement toujours latent, de glisser vers une interprétation qui serait uniquement positiviste. Si cela devait arriver, les Organismes internationaux seraient privés de l'autorité nécessaire pour jouer leur rôle de défenseur des droits fondamentaux de la personne et des peuples, principale justification de leur raison d'être et d'agir.